Le socioculturel fait son festival

La CNE lance une campagne pour le personnel du secteur socioculturel. Qu’il s’agisse des travailleurs des ONG, de l’éducation permanente, des centres culturels, de la jeunesse, des TV locales, du secteur sportif, de l’insertion… tous partagent une série de constats. C’est ce que la CNE a pu mettre en exergue lors d’une dizaine de journées d’étude et de formation sous-sectorielles.

Entre militant, mendiant, gestionnaire, bureaucrate et contrôleur social, le travailleur socioculturel cherche à continuer à se réaliser dans un boulot valorisant et utile. Mais il constate que c’est de plus en plus difficile.
Engagé oui, exploité non
Ce n’est pas parce que nous croyons à l’objet social de notre association que nous devons tout accepter. Et ce n’est pas parce que nous réclamons de meilleures conditions de travail que nous devenons des « traîtres à la cause » !
Une direction sociale et compétente : oui ! Parfois, ce n’est ni l’un ni l’autre.
Entre un management issu du secteur marchand pour lequel la rentabilité passe avant l’objet social, et la direction militante mais incompétente en matière de gestion, les variantes sont nombreuses. Le secteur reste encore trop souvent en recherche d’une gestion compétente, militante et sociale.
Travailler oui. Mais pas seulement pour la paperasse ou la recherche de fonds.
Quand un emploi dépend de rapports, d’évaluations, de plans pluriannuels sans cesse remis en cause, et que les subsides ne couvrent qu’une partie des salaires, les travailleurs passent plus de temps à chercher ou justifier les subsides qu’à remplir leur réelle fonction sociale ou culturelle.
Notre job, c’est de faire du social. Pas du contrôle social !
Les récentes décisions de la majorité MR-NVA visant à accroître les obligations de contrôle social, soi-disant pour lutter contre le terrorisme, surfent sur la même vague que les mesures visant le personnel de l’insertion socio-professionnelle en matière d’activation des demandeurs d’emploi. La nouvelle déclaration de politique régionale wallonne va dans le même sens ! Comment garder la confiance des usagers dans un tel cadre ?
Face à de tels constats, la CNE vous propose d’agir
•  Pour les équipes syndicales qui existent, nous vous proposons de lancer un débat avec l’ensemble du personnel. Vous reconnaissez-vous dans un de ces constats ? Seriez-vous prêts à en témoigner ? À partir de cela, la CNE peut vous aider à constituer un plan d’action.
•  Si vous n’avez pas la chance de disposer d’une délégation syndicale, les permanents CNE sont disponibles pour vous rencontrer et voir, avec vous et sur base de ce que vous voudrez, ce qu’il est possible d’entreprendre.

D’ici la fin décembre, la CNE collectera les exemples des initiatives et expériences. Si cela vous intéresse, vous pouvez présenter la vôtre lors de notre assemblée de clôture « Le socioculturel fait son festival » qui se tiendra le jeudi 25 janvier 2018.

Avec la CNE, le socioculturel peut évoluer tout en gardant ses valeurs !
Rejoignez la campagne !

Les affiches et la brochure disponibles ci-dessous ou sur demande par mail à marie.cioce@acv-csc.be