Front Commun : Un test de travail de nuit chez Colruyt ?

Aux conditions demandées par la direction, c’est non !

Après deux réunions d’informations et d’explications de la direction quant à leur demande de test de travail de nuit en lien avec le e-commerce dans 9 points de vente, les organisations syndicales, en front commun, ont donné les contours indispensables pour permettre la poursuite d’une négociation.
Deux points de fracture doivent trouver des solutions, faute de quoi il n’y aura pas d’avancée : un sursalaire acceptable et au moins égal au secteur et à ce qui est pratiqué dans l’entreprise à partir de 18h (50 %) et une plage horaire n’allant pas au-delà de 22h. Est-ce pour autant que le dossier serait bouclé avec une réponse patronale favorable quant à ces deux points? NON. De nombreuses questions-problèmes restent à débattre ensuite : la sécurité des travailleurs dans des horaires aussi inconfortables, la création d’emploi, la stabilité des horaires, le réel volontariat pour tous quelle que soit sa fonction, une polyvalence bien cadrée-organisée, des conditions d’embauche attractives, le respect des règles en matière de prestations …. .

Qu’on ne s’y trompe pas, les organisations syndicales ne sont pas demandeuses du travail de nuit dans le commerce. Mais elles ont pris leurs responsabilités et sont prêtes à en débattre chez Colruyt, mais dans un cadre respectueux des travailleurs, car préparer des colis en dehors des heures d’ouverture du magasin impacte l’ensemble de l’organisation du travail, y compris ceux qui ne seraient pas volontaires. La balle est donc maintenant du côté de la direction. Un projet de ce type se justifie probablement quant au succès du e-commerce chez Colruyt ! Nous en sommes conscients et ne refusons pas le débat. Mais il ne doit pas être l’élément déclencheur d’une dégradation des conditions de travail. Nous avons pris nos responsabilités sur la dossier, à la direction à prendre les siennes !