Prépensions chez Carrefour

Le gouvernement doit respecter les dispositions légales 

La NVA et l’OPEN-VLD remettent en question l’accord relatif aux prépensions négociés chez Carrefour. La CNE appelle à respecter les termes de cet accord qui ne fait qu’appliquer la législation en vigueur et dispense la Sécurité sociale d’assumer une partie du poids de la restructuration.

Les organisations syndicales et la direction de Carrefour sont arrivées ce mardi à un préaccord après quatre mois de négociations difficiles. La direction a marqué son accord pour octroyer un départ à la prépension aux travailleurs âgés de 56 ans et plus au 25 janvier 2018.

La CNE demande aux gouvernement fédéral d’assumer sa responsabilité et de faire respecter cet accord qui remplit parfaitement les dispositions légales en matière de prépension.

La CNE rappelle également que ces travailleurs ne sortent pas réellement du marché du travail comme le laisse sous-entendre certains partis du gouvernement. En effet, ceux-ci seront soumis au régime de disponibilité adapté. Ils devront répondre aux offres  d’emploi ou de formation transmises par les services régionaux pour l’emploi (FOREM, VDAB, ACTIRIS) et s’inscrire dans un parcours d’accompagnement.

Il faut également rappeler qu’à défaut de prépension, les travailleurs seront purement et simplement licenciés ce qui reporte le coût de la restructuration entièrement sur la Sécurité sociale (via le chômage). Alors qu’en cas de prépension, une partie du coût du licenciement est assumée par Carrefour, via le payement d’un complément d’entreprise et de cotisations sociales sur ce dernier. En dispensant Carrefour de ses responsabilités et en rapportant tout le poids des licenciements sur la Sécurité sociale, on peut légitiment se demander pour qui roulent certains partis du gouvernement.

Enfin, il est très incertain que  les travailleurs de Carrefour, étant donné leur âge, puissent aisément se réinsérer sur le marché de l’emploi comme le prétendent l’OPEN-VLD et la NVA. 

Le blocage de certains partis du gouvernement ne vise au final qu’à libérer les employeurs de la charge financière de la restructuration et faire peser celle-ci sur les épaules des travailleurs et de la Sécurité sociale. 

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