Un volet salarial immoral dans le plan industriel

Lorsque que la direction présente simultanément son projet de licenciement collectif et un objectif d’économie sur le coût du travail, cela revient à faire payer une partie du plan social des travailleurs qui partent sur le dos des travailleurs qui restent !

Les travailleurs sont très vite arrivés à cette conclusion lorsqu’ils ont appris comment la direction veut résorber les 50 millions d’€ de perte annuelle et son déséquilibre au détriment des travailleurs.

En effet, il y en a 34 qui sont attendus de l’usine et seulement 16 en provenance du marché ; sans réel plan d’action commercial, et dans les 34 millions d’effort attendus de l’usine, il y a 20 millions qui représentent le licenciement de 290 travailleurs, plus un volet salarial de 3,5 millions d’économie sur le dos des travailleurs qui restent :
  • Révision des primes
  • Gel de l’indexation des salaires pendant 3 ans
  • Gel de l’application des AIP pendant 4 ans
  • Nouvelles règles sur les heures supplémentaires
  • Dénonciation de certaines CCTs en cours
  • Plan d’action sur l’absentéisme
Le rejet de ce volet salarial fait l’unanimité et sera la condition qui sera exprimée à la direction ce mardi 05/02 à 13.30 pour la reprise des discussions. 

De plus, en réduisant la masse salariale, la direction prend une option sur la réduction du coût des futurs licenciements individuels ou multiples après l’exécution du plan qui a été annoncé, en ce y compris ceux qui pourraient être prévus à l’horizon 2022 …

Le ministre Jeholet (MR), qui a reçu le front commun syndical le 22/01 en connaissant le contenu du plan industriel, doit aussi s’expliquer :
  • Soutient-il les sauts d’index multiples et l’appauvrissement des travailleurs de Clabecq par rapport à l’augmentation du coups de la vie ?
  • Soutient-il la longue privation du résultat des accords AIP qui est la seule augmentation salariale de ces travailleurs pour la pénibilité de leur travail ?
Le rôle de la SOGEPA doit aussi être clarifié puisque nous ne voyons pas son action d’anticipation à la restructuration depuis 2015 mais bien sa validation du plan industriel et financier de 2019.

Ce communiqué de presse " NLMK Clabecq : Un volet salarial immoral dans le plan industriel " est également disponible en pdf