Le conflit s’étend en tache d’huile vers La Louvière aussi !

Dès l’échec de la médiation de vendredi passé, les travailleurs et leurs délégués ont établi un plan d’actions pour les semaines à venir. Ce matin, ils se sont rendus sur le site de La Louvière.

En plus des maladresses et des provocations de la direction, il y a aussi l’ironie du calendrier puisque, vendredi passé 07 février, le jour de l’échec de la médiation, c’était aussi le jour choisi par la maison-mère russe pour annoncer son résultat financier de l’année 2018.

Les férus en comptabilité apprécieront, voyez donc sa merveilleuse santé et sa performance exceptionnelle en 2018 :
  • Le chiffre d'affaires du groupe en 2018 a atteint 12,0 milliards de dollars (+ 20%), grâce à la croissance des prix de vente moyens et à la hausse des volumes de ventes.
  • L'EBITDA a atteint 3,6 milliards de dollars (+ 35%), grâce à la hausse des revenus et des gains d'efficacité opérationnelle en 2018.
  • Le cash-flow libre a augmenté de 60% pour atteindre 2,0 milliards de dollars, en raison de la hausse de la rentabilité.
  • Le revenu net a augmenté de 54% pour atteindre 2,2 milliards de dollars.
  • L'endettement a diminué de 3% sur un an.
  • Un dividende distribué aux actionnaires est de1,896 milliards de dollars
Au vu de l’opulence de la maison-mère russe, pourquoi aller gratter les quelques sous dans les poches des travailleurs de Clabecq comme le veut la direction dans son volet salarial ?

Mercredi 13 février, au travers de la grève nationale, tous les travailleurs belges revendiqueront entre-autres leur volonté d’avoir un volet pouvoir d’achat consistant pour faire face à l’évolution du coût de la vie ; contre la loi « zéro salaire », contre les sauts d’index, contre la tax-shift, contre la modifications du système des barèmes,…

Mercredi 13 février, ce sera alors toute la Belgique qui soutiendra les travailleurs de Clabecq dans leur demande de ne pas toucher entre-autres ni à leur AIP ni à leur index.

Le volet salarial idéologique prévu par la direction envenime la situation et empêche tout le monde de se consacrer sur les sujets principaux (290 licenciements) ; il doit disparaitre.

Les travailleurs de Clabecq feront le pont de grève entre lundi et mercredi ; ce matin, ils ont véhiculé leurs revendications par ce pont depuis Clabecq vers La Louvière.

La réunion de conciliation au ministère est prévue jeudi 14 février à Bruxelles ; en cas d’échec, le conflit va se personnaliser et un changement de configuration sera demandé : le départ des nouveaux CEO et DRH.

Ce communiqué de presse " NLMK Clabecq : Le conflit s’étend en tache d’huile vers La Louvière aussi ! " est également disponible en pdf