La direction cherche des pompiers pour éteindre l’incendie

Le conseil d’entreprise était au complet hier après-midi à 13.30 sur le site de Clabecq ; il ne manquait que la direction qui avait prévu un autre lieu de réunion en dehors de l’entreprise.  

Le dialogue social au sein de l’entreprise est actuellement bloqué et, si rien ne change, ce sera l’enlisement puisque la position des travailleurs se rigidifie avec le temps qui passe.
Pour rappel :
  • Le 17/01, la direction de NLMK Clabecq a annoncé son projet de suppression de 50% de son effectif pour tenter de colmater une perte annuelle de 50 millions d’€.
  • Le 31/01, la direction présente son plan au conseil d’entreprise et dévoile en plus un volet salarial inacceptable pour les travailleurs non licenciés, ce qui a enflammé la situation.
Depuis ce jour-là tout est à l’arrêt et la direction a fui l’entreprise en multipliant soit les maladresses soit les provocations envers ses travailleurs. Veux-t-elle les pousser au dérapage pour ensuite les discréditer ? A-t-elle un intérêt à l’enlisement ? Veux-t-elle la « mort clinique » du site à court terme pour ensuite débrancher la prise bien avant 2022 ?

La direction nous demande depuis plusieurs jours de jouer les pompiers et, avant la réunion du conseil d’entreprise d’hier, nous lui avons expliqué que la seule issue était l’abandon du volet salarial problématique. 

Nous lui avons expliqué les motivations et les avantages de cette condition préalable à la reprise des discussions puisque c’est ce qui permettra la désescalade et de renouer le contact entre la direction et ses travailleurs. 

La direction ne nous a pas encore répondu favorablement.

En conséquence et tenant compte de tous les paramètres en jeu, les représentants du personnel et la délégation syndicale de l’entreprise en front commun syndical ouvriers et employés, ont demandé hier une médiation/conciliation urgente au ministère afin d’aider à sortir de l’impasse.