Harcèlement sexuel au CHU Tivoli

La victime est licenciée, la direction de l'hôpital " préfère en rire "

22 mars: Une travailleuse de la Société des médecins de Tivoli, qui représente le corps médical de l'hôpital, dépose plainte pour harcèlement sexuel. Le même jour, la CNE sensibilise l'ensemble du personnel de l'hôpital à la problématique du harcèlement sexuel, au moyen d'un tract. 

23 mars: La direction du CHU-Tivoli réagit à l'action de la CNE par ces mots, postés sur l'intranet de l'hôpital : « Nous n’accorderons à cette nouvelle action que l’importance qu’elle mérite et préférerons en rire… » avant d'inviter les travailleurs « à garder le sourire, eux aussi ». Quant à la victime, elle est licenciée sur le champ, avec indemnités de rupture.

C'est clair: si elle a le mérite d’exister, la procédure interne relative au harcèlement sur le lieu de travail n’offre malheureusement pas toutes les garanties pour la victime. En particulier lorsqu'une direction n’y accorde pas l’importance nécessaire et préfère en rire.

Pour la CNE, c'est tout simplement impardonnable. Au-delà du cas individuel, pour lequel nous irons évidemment en justice, nous dénonçons l'attitude scandaleuse de la direction du CHU-Tivoli, pourtant interpellée à plusieurs reprises et de manière précise sur ce genre de situations. C'est donc désormais le Conseil d'administration de l'hôpital louviérois que la CNE entend interpeller quant au comportement de la direction dans cette affaire.