CP 200 : action ce 13 décembre devant la FEB et UNIZO

Les employeurs de la CP 200, la plus grande commission paritaire du secteur privé n’ont toujours pas la volonté de conclure une convention sectorielle ambitieuse en matière de formation professionnelle contrairement à leurs déclarations dans la presse sur l’importance de celle-ci.

Selon l’enquête réalisée auprès de nos affiliés, 87% de FR et 83 % de NL estiment qu’un droit individuel à la formation est la meilleure garantie que la formation puisse être suivie.

L’ancienne convention offrait plus de garanties à ce sujet et il est prouvé que quand la possibilité est laissée aux employeurs de mutualiser les jours de formation, ce sont toujours les employés les mieux formés qui bénéficient encore le plus des formations.  

60% des FR et 85% des NL estiment que leur travail a changé en raison de la numérisation. 63% des FR et 53% des NL ont le sentiment que la formation permet de maintenir leur emploi.
Les entreprises sont en permanence confrontées à l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’évolution de la robotique comme la plupart des secteurs. De nouvelles compétences et aptitudes seront exigées demain, les entreprises et leurs employés devront avoir les moyens d’y faire face.  Par ailleurs, des fonctions vont disparaitre car elles seront obsolètes et il est important que les employés qui les occupent puissent être réorientés, ce sont souvent des employés avec un bagage de qualification moindre.

Points positifs de notre enquête, 56% ont suivi une formation au cours des deux dernières années, 55% (53% pour les NL) considèrent que celle-ci était en lien avec leur emploi actuel, 47% (35% pour les NL) considèrent que la formation a renforcé leurs compétences sur le marché de l’emploi. Point négatif 74% (63% pour les NL) de nos affiliés estiment cependant qu’ils  n’ont pas suffisamment d’occasions de suivre des formations.

La Loi Peeters sur le travail faisable invite à prévoir une trajectoire de croissance pour arriver à 5 jours de formation par an/ par travailleur.  La proposition des employeurs du secteur est limitée à 2,5 jours/an pour 2019 et 2020, 3 jours/an pour 2021 et 2022 et pour les petites entreprises la proposition est en deçà. 

D’après les données du centre de formation du secteur, sur les 450.000 employés, moins de 50% bénéficient de formation, et les laissés pour compte sont principalement les employés des PME qui constituent 90 % des entreprises du secteur et qui rassemblent 50 % des employés du secteur.

67% (74% pour les NL) affirment également que la formation reçue était de qualité. 
Nous voulons des garanties à ce sujet, la formation informelle n’en offre pas.

Une action aura lieu demain à Bruxelles devant le siège de la FEB à 9h30 pour y rencontrer un représentant FEB et une représentante d’Agoria.  Ensuite nous nous rendrons à UNIZO.  Une délégation y sera reçue également.  

Ce communiqué de presse " CP 200 : action ce 13 décembre devant la FEB et UNIZO " est également disponible en pdf