La CNE refuse la mise en bourse partielle de Belfius

Lors de la présentation des résultats de Belfius, la presse a largement relayé et commenté un futur possible de la banque.  C’est ainsi qu’on a pu lire qu’une mise en bourse partielle était envisagée.  La CNE Belfius déplore, qu’à ce stade, des raisonnements contradictoires ou favorisant d’autres types de projet ne soient pas ou très peu diffusés.

Pour la CNE Belfius, l’avantage financier pour l’Etat d'une éventuelle privatisation témoigne d’une vision idéologique à court terme qui implique la perte de bénéfices futurs et surtout la perte de contrôle sur la mission de la banque.  Or, l’orientation des prêts, des investissements et des autres activités d’une banque a un impact très important sur la dynamique économique et sociale de la région dans laquelle elle opère.

La CNE Belfius réaffirme donc qu’elle n’est pas favorable à ce genre de scénario et réitère son attachement au maintien complet de Belfius dans le giron de l’Etat.

La CNE Belfius rappelle aussi que si Belfius fête aujourd’hui ses cinq ans en présentant de bons résultats, elle le doit à deux facteurs essentiels.  D’une part, il y a six ans, le rachat pour quatre milliards de  DEXIA Banque Belgique à la dérive et d’autre part, le personnel qui a permis cette performance au prix d’énormes efforts quotidiens.

La CNE Belfius considère que Belfius est et doit rester une banque publique belge dont l’objectif principal est le développement de l’économie, marchande ou non marchande qui profite au plus grand nombre et pas à un quarteron d’actionnaires privés dont le seul but est le profit à court terme.  Des expériences internationales ont, par ailleurs, montré que des alternatives qui mettent l'accent sur la réalisation d'une mission d’intérêt général peuvent présenter de grands avantages économiques et sociaux et qu’une gestion prudente et intelligente d'une banque par le public peut être une garantie de stabilité en cas de crises.

Le Droit de novembre 17