3% de salaire

Salaire
L’économie repose sur la demande. C’est pourquoi, les augmentation salariales sont importantes. Plus les travailleurs sont rémunérés, plus ils dépensent. Ce qui est bon pour l’économie : plus de chiffre d’affaires pour nos entreprises, plus d’emplois, plus de rentrées fiscales pour l’état, moins de dette publique, etc. Les faits démontrent qu’une telle politique fonctionne. Les Etats qui ont fait peser le poids de la crise de 2008 sur les travailleurs (en bloquant ou diminuant leurs salaires) ressentent encore davantage les effets de cette crise bancaire que la Belgique. Les politiques de modération salariale affectent fortement l’économie.
La CNE demande des marges de négociation permettant une augmentation salariale de 3%
Il y a de la marge pour augmenter les salaires. Ce qui ne diminue pas les profits des entreprises. Ces dernières décennies, les salaires n’ont que légèrement augmenté. Alors que la productivité des travailleurs, elle, a fortement augmenté. En d’autres mots : le gain par travailleur a fortement augmenté du point de vue de l’entreprise, mais les travailleurs ne voient pas la couleur de ce gain dans leur salaire.

L’augmentation salariale ne diminue pas non plus la position concurrentielle de nos entreprises. En effet, la productivité en Belgique est supérieure à celle des pays voisins. Les entreprises belges sont parmi les plus efficientes d’Europe.
D’où doit venir l’argent permettant l’augmentation salariale ?
Il ne faut pas chercher loin. Les entreprises ont reçu d’importantes réductions de cotisations sociales sur les rémunérations. Au lieu de convertir ces réductions de cotisations en augmentations pour les travailleurs, elles les ont quasi entièrement redistribuées à leurs actionnaires. Il est possible de faire autrement.

Par ailleurs, des recettes fiscales supplémentaires peuvent être utilisées pour financer une augmentation  salariale.

Le Droit de novembre 17