3% de bien-être

« Nous vivons au-dessus de nos moyens ». Un ministre du gouvernement Michel a osé déclarer cette sentence dans un pays où les chiffres de la pauvreté sont honteusement élevés. Le risque de pauvreté des Belges est ainsi de 15,5% et 12% d’entre eux bénéficient d’un revenu d’intégration.
La CNE revendique une réduction collective du temps de travail avec maintien du salaire
Grâce à la réduction collective du temps de travail, les travailleuses et les travailleurs peuvent bénéficier d’espaces de respiration, ils subissent moins de stress et cela a pour conséquence de diminuer drastiquement les maladies de longue durée.

Grâce à la réduction collective du temps de travail, le travail disponible peut être mieux réparti et plus de gens pourront alors bénéficier d’un emploi.  C’est principalement intéressant dans les secteurs où l’emploi risque de baisser suite aux processus d’automatisation et de digitalisation. Travailler moins sans augmenter la productivité et sans perte d’emploi, voire en en créant : voilà la solution ! Les gains de productivité ne peuvent plus être uniquement transformés en profits distribués aux actionnaires.

Il n’y a pas d’emploi pour tous en Belgique. Si tout le monde travaille moins, plus de personnes peuvent bénéficier d’un emploi. Les nouvelles technologies rendent cela possible sans que cela affecte les bénéfices des entreprises.

Si les gens travaillent moins, ils ont également plus de temps libre, ce qui crée aussi une demande dans une série importante de secteurs… et permet de développer du temps pour soi, pour les siens, pour s’engager, etc.
La CNE veut que la flexibilité soit faite au profit des travailleurs
Les nouvelles technologies permettent par exemple de travailler chez soi plutôt que de ronger son frein dans les embouteillages. Pour travailler de manière plus souple, mais à l’avantage des travailleuses et des travailleurs. Moins de stress, moins de burn-outs, moins de coûts liés aux maladies, moins d’absences… C’est bon pour les travailleurs et pour les entreprises ! En effet, sur le plan du stress et du burn-out, la Belgique est un très mauvais élève. Le nombre de maladies de longue durée a doublé en 10 ans et n’a jamais autant augmenté que sous le gouvernement Michel. La charge psychosociale est plus élevée en Belgique que chez tous nos voisins.

Nous plaidons aussi pour plus de formation. Pour que les travailleuses et travailleurs puissent adapter leurs compétences au regard des transformations de l’emploi, notamment en matière de digitalisation et de ce que ça implique concrètement pour les travailleurs. Nous demandons donc des plans de formation sectoriels qui tiennent compte de ces enjeux. C’est urgent, la Belgique est réellement à la traîne sur cette question.
La CNE exige que les allocations sociales soient au minimum au-dessus du seuil de pauvreté
Le bien-être des allocataires exige cette revalorisation… qui sera bénéfique pour la relance de l’économie. En effet, le bénéfice d’allocations plus hautes est directement visible en termes de consommation intérieure.
La CNE exige que la Sécurité sociale soit renforcée et non démantelée !

Le Droit de novembre 17